
Un petit texte qui pourrait devenir un rock ou un blues, si Saint Télécaster ou Sainte Strato lui prètent vie. Yeah !
FLEURY MEROGIS
Gimmick :
Un jour je te le jure
Tu tomb’ras dans le vice
Comme un chien
Ou pire, en robe de bure
A adorer le fils
Et ses saints
Tu te casses en voiture
A Fleury Mérogis
Ou les tiens
Tu finis l’aventure
Près de Ris Orangis
C’est pas bien
Elle était à peine mure
Tu lui as fais un fils
Dans un coin
Et plus tu étais dur
Meilleure était la glisse
Dans ses reins
La petite était pure
Maint’nant elle a le vice
Dans les mains
Pour trois sous ça c’est sûr
Elle s’envoie tes complices
Trois fois rien
Mais un soir de biture
Elle t’a plaqué à Lisses
Pour un chien
Alors en cas d’rupture
Trois feuilles de canabis
Et plus rien
Tu roules à pleine allure
Dans ta superbe Hotchkiss
Tu vois rien
Au bout il y a un mur
Près de Ris orangis
A fond’train
T’avais soif d’aventures
Envie d’vivre en artiss ‘
En vaurien
T’as senti la brûlure
Entendu la police
Et plus rien
Au paradis des durs
Ta place est dans la lisse
Pas dans l’coin
Saint pierre n’est pas plus pur
Que l’pire de tes complices
C’t’un pantin
Gimmick :
Un jour je te le jure
Tu tomb’ras dans le vice
Comme un chien
Ou pire, en robe de bure
A adorer le fils
Et ses saints
Claude LEMAIRE
Juillet 2007
Il y a quelques mois (en février) Mlle X, que vous connaissez tous, m'a demandé de lui écrire un poème dont elle ferait un roman-photo...ce dernier n'a pas vu le jour, circonstances involontaires, mais le poème étant écrit, je vous le livre maintenant.
MON LATINO D’UN JOUR
Un soir chez des amis, mais l’étaient-ils vraiment,
Me sentant tapisserie, posée sur un divan,
Réduite au pauvre rang de potiche bellâtre,
Je décidais d’un coup de changer de théâtre.
Au milieu de la nuit, marchant sur le trottoir,
J’entends derrière moi, résonnant dans le noir,
des pas sur les pavés, s’approcher doucement,
puis une voix virile, tout juste un grognement :
« Mademoiselle, s’il vous plait, aidez-moi, je me meurs !
Ne restez pas de marbre et ouvrez votre cœur ! »
Quand je me retournais, je le vis, grand et beau,
les yeux noirs, la peau mate, le type latino,
son bras gauche pendant le long de sa poitrine,
le sang qui en coulait humidifiant son Jean’s.
Je ne sais pas pourquoi je le pris sous mon aile,
peut-être son regard, son odeur de cannelle…
Je l’amenais chez moi et soignais sa blessure,
sans arrière pensée, c’est vrai, je vous le jure.
C’est au petit matin, quand j’ai vu son sourire,
que j’ai senti en moi augmenter le désir,
alors, le chevauchant, je m’empalais sur lui,
et je connus l’extase de midi à minuit.
Enfin au petit jour quand je rouvris les yeux,
encore endolorie par l’ardeur de nos jeux,
je trouvais sur ma porte un petit mot collé :
« Merci Mademoiselle X, adieu, je dois filer ! »
Depuis, quand viens le soir, à mes moments perdus,
au lieu de m’ennuyer chez des amis débiles,
à écouter vaguement leurs propos trop stériles,
Je guette dans la nuit les pas des inconnus.
Claude LEMAIRE
(18 février 2007)
LA RUMBA DES CLAQUES
C’est une histoire d’amour,
vécue, une histoire de parcours.
C’est une histoire d’amour
perdu, histoire de tous les jours.
Elle et moi ça fait nous.
Chez nous y a de l’émoi.
Et chacun se dévoue,
pour rester « à tu et à toi ! ».
Refrain :
C’est la rumba des claques,
le tango de l’arnaque.
C’est la rumba des claques,
le paso du cloaque.
C’est une histoire d’amour
raté, un moment passager.
C’est une histoire d’amour
blousé, un duo cocufié.
Moi tout seul c’est plus nous,
et puis Elle qui s’en fout.
Je vois clair dans son jeu,
elle tue c’qui reste de nous deux.
Refrain :
C’est la rumba des claques,
le tango de l’arnaque.
C’est la rumba des claques,
le paso du cloaque.
C’est une histoire de jours
Comptés, une histoire arrêté.
C’est une histoire de jours
Passés, une histoire oubliée.
Maintenant je désavoue.
Sous mon toit je dénoue.
Et je tue son émoi,
Je ne pens’ plus qu’à moi !
Refrain :
C’est la rumba des claques,
le tango de l’arnaque.
C’est la rumba des claques,
le paso du cloaque.
Claude LEMAIRE (juillet 2007)
LA NANA ROCK EN ANORAK
La nana rock en anorak
joue au flipper dans l'bistrot.
Le rythme ad hoc du juke qui craqu'
rend la nana barjot.
"Ma jupe serrée et mon bomber
sont mes atouts majeurs.
Quand j'frotte mon ventre sur le flipper
la boule dessine un coeur."
J'la r'garde qui jouit au rythme fou
des parties qui s'enfilent.
Elle tilte et rit au garde-à-vous
d'vant la machine qui s'bile.
Massage à gauche, coup d'latte dans l'pied,
la fourchette est gagnée,
Gaffe au rebond, vive le bumper!
"Encore !" crie le flipper.
Et puis soudain tout qui bascule,
elle a perdu la boule.
Le p'tit boudin est ridicule.
Elle crie sa haine, pas cool :
"Le premier mec que j'vais croiser,
j'vais lui prendre ses parties,
j'vais l'remuer, et j'vais l'tilter,
Y aura même pas d'loterie.
La nana rock en anorack
croise mon regard, me voit,
ouvre son bomber, son gun me braque,
j'lui file tous mes dollards.
La nana rock ramasse le fric,
va au fond du bistrot,
glisse la tune dans la fente du flip,
et joue comme une barjot.
La nana rock en anorak,
n'a qu'à demander, pour elle je craque.
Claude LEMAIRE (2007)
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