Merci d'être indulgent.
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Il y a quelques mois (en février) Mlle X, que vous connaissez tous, m'a demandé de lui écrire un poème dont elle ferait un roman-photo...ce dernier n'a pas vu le jour, circonstances involontaires, mais le poème étant écrit, je vous le livre maintenant.
MON LATINO D’UN JOUR
Un soir chez des amis, mais l’étaient-ils vraiment,
Me sentant tapisserie, posée sur un divan,
Réduite au pauvre rang de potiche bellâtre,
Je décidais d’un coup de changer de théâtre.
Au milieu de la nuit, marchant sur le trottoir,
J’entends derrière moi, résonnant dans le noir,
des pas sur les pavés, s’approcher doucement,
puis une voix virile, tout juste un grognement :
« Mademoiselle, s’il vous plait, aidez-moi, je me meurs !
Ne restez pas de marbre et ouvrez votre cœur ! »
Quand je me retournais, je le vis, grand et beau,
les yeux noirs, la peau mate, le type latino,
son bras gauche pendant le long de sa poitrine,
le sang qui en coulait humidifiant son Jean’s.
Je ne sais pas pourquoi je le pris sous mon aile,
peut-être son regard, son odeur de cannelle…
Je l’amenais chez moi et soignais sa blessure,
sans arrière pensée, c’est vrai, je vous le jure.
C’est au petit matin, quand j’ai vu son sourire,
que j’ai senti en moi augmenter le désir,
alors, le chevauchant, je m’empalais sur lui,
et je connus l’extase de midi à minuit.
Enfin au petit jour quand je rouvris les yeux,
encore endolorie par l’ardeur de nos jeux,
je trouvais sur ma porte un petit mot collé :
« Merci Mademoiselle X, adieu, je dois filer ! »
Depuis, quand viens le soir, à mes moments perdus,
au lieu de m’ennuyer chez des amis débiles,
à écouter vaguement leurs propos trop stériles,
Je guette dans la nuit les pas des inconnus.
Claude LEMAIRE
(18 février 2007)
…Nous voilà partis derrière notre indien pas plus haut qu’un gosse de 12 ans, avec sa sarbacane de deux mètres et son tee-shirt Nike.
Nous marchons durant deux heures pleines, traversons deux petits cours d’eau.
Notre guide ne cause pas des masses, mais il sait où il va, et, en franchissant un dernier rempart vert, nous arrivons dans un village, dans une petite clairière près d’un coude d’un des bras du fleuve Amazone.
Le village est fait de maisons sur pilotis…
LA RUMBA DES CLAQUES
C’est une histoire d’amour,
vécue, une histoire de parcours.
C’est une histoire d’amour
perdu, histoire de tous les jours.
Elle et moi ça fait nous.
Chez nous y a de l’émoi.
Et chacun se dévoue,
pour rester « à tu et à toi ! ».
Refrain :
C’est la rumba des claques,
le tango de l’arnaque.
C’est la rumba des claques,
le paso du cloaque.
C’est une histoire d’amour
raté, un moment passager.
C’est une histoire d’amour
blousé, un duo cocufié.
Moi tout seul c’est plus nous,
et puis Elle qui s’en fout.
Je vois clair dans son jeu,
elle tue c’qui reste de nous deux.
Refrain :
C’est la rumba des claques,
le tango de l’arnaque.
C’est la rumba des claques,
le paso du cloaque.
C’est une histoire de jours
Comptés, une histoire arrêté.
C’est une histoire de jours
Passés, une histoire oubliée.
Maintenant je désavoue.
Sous mon toit je dénoue.
Et je tue son émoi,
Je ne pens’ plus qu’à moi !
Refrain :
C’est la rumba des claques,
le tango de l’arnaque.
C’est la rumba des claques,
le paso du cloaque.
Claude LEMAIRE (juillet 2007)
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